Actualités de la Fondation

La Villa Médicis pouponne ses « prisonniers »

Depuis plusieurs années, la Villa Médicis – Académie de France s’est donné pour objectif de restaurer et de mettre en valeur ses huit hectares de jardins. Le schéma directeur conçu par Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments Historiques, prévoit notamment la restauration de trois sculptures représentant des prisonniers Daces, situées sur le parterre principal de la Villa, le Piazzale.

Grâce à son mécène Catherine de Montmarin-Monnoyeur, la Fondation pour les Monuments Historiques a accordé en 2019 le Prix Décors Sculptés (10 000 euros) pour la restauration de l’une d’entre elles et les travaux sont aujourd’hui en cours. Nous vous proposons de prendre la direction de Rome pour découvrir les coulisses de ce chantier.

La collection du cardinal de Médicis

Bâtie autour de 1564, ce n’est que douze années plus tard que l’architecte Bartolomeo Ammannati donne à la Villa Médicis la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Sous l’impulsion du cardinal Ferdinand de Médicis, elle est aménagée pour servir d’écrin à une collection d’œuvres d’art composée d’antiques et de nombreux bronzes. En 1789, la majeure partie de cette collection est transférée vers la Galerie des Offices, à Florence, et Napoléon Bonaparte fait l’acquisition de la Villa, alors vidée de toutes ses œuvres, pour y transférer l’Académie de France à Rome, dont les bâtiments viennent d’être incendiés. À cette époque, la Villa et ses jardins sont dans un triste état et doivent être restaurés en vue d’accueillir les lauréats du prix de Rome.

Aujourd’hui encore, la Villa Médicis est le siège de l’Académie. Établissement administratif français sous la tutelle du ministère de la Culture, l’institution est une résidence dédiée à la création, la recherche et l’expérimentation. Elle a trois missions : accueillir les pensionnaires pour des résidences artistiques ; ouvrir le palais et le parc au public ainsi qu’organiser une programmation culturelle ; enfin, entretenir et restaurer le palais et ses jardins.

Vue d’archives © Académie de France à Rome – Villa Médicis

Les prisonniers Daces, « des antiquités modernes »

Balthus, directeur de l’Académie de 1961 à 1978, fera exécuter des tirages de statues florentines, comme le groupe des Niobides, les prisonniers Daces et l’obélisque, avec l’intention de retrouver les éléments de statuaire qui composaient le jardin du cardinal de Médicis en 1584. Les moulages de prisonniers Daces, qui se situent à l’est du jardin, sont ainsi des reproductions d’originaux romains ayant appartenus historiquement à la Villa. Elles représentent trois hommes debout, les mains liées, et affichent une bichromie bien contrastée : les corps des prisonniers imitent le porphyre rouge tandis que leurs mains et leurs têtes imitent le marbre blanc. Les trois piédestaux sont composés chacun de quatre panneaux sculptés en bas-relief qui illustrent des scènes et des motifs ornementaux d’arc triomphal. Les trois œuvres ont été réalisées entre l’été et l’automne 1975 par le sculpteur Michel Bourbon, alors boursier de l’Académie.

Une série d’examens technologiques a été récemment réalisée pour approfondir la connaissance de la technique utilisée par Michel Bourbon. Une analyse chimique et minéralogique des matériaux a notamment permis d’en apprendre plus sur la recette avant-gardiste mise au point par l’artiste, à savoir un mélange de marbre et de résine époxy. Une modélisation 3D des statues a aussi été initiée pour permettre à terme de les étudier à distance et de réaliser une visite virtuelle de l’ensemble.

Modélisation 3D © Académie de France à Rome – Villa Médicis

Un ensemble statuaire à restaurer

Si l’emplacement sur le Piazzale met bien en valeur les œuvres et leur permet d’établir un dialogue avec l’environnement naturel, entre autres les pins et les haies de buis et de laurier, celui-ci occasionne néanmoins des altérations qui affectent leur état de conservation. Les facteurs de dégradations sont liés à l’érosion, à l’exposition aux agents atmosphériques ainsi qu’à la croissance de la végétation et de la microflore (algues, champignons et lichens). Une intervention conservatoire devenait donc urgente et, en parallèle, une réflexion autour d’un plan d’entretien et de conservation préventive devait être bâti pour les années à venir.

Détail de la patine biologique © Académie de France à Rome – Villa Médicis

Une technique de restauration respectueuse de l’environnement

Pour procéder à l’élimination des microorganismes ayant recouvert la surface des statues, qui leur donnait une patine sombre, une méthode de pointe a été utilisée afin d’éviter l’emploi de substances toxiques et nocives pour l’homme et l’environnement, comme le sont les biocides synthétiques traditionnels. En collaboration avec le laboratoire de restauration du marbre des Musées du Vatican, la Villa Médicis a opté pour l’utilisation d’un mélange d’huiles essentielles naturelles qui s’avèrent être extrêmement efficaces pour le traitement des patines biologiques. Le traitement biocide aux huiles essentielles, même s’il ne permet pas d’éviter une dispersion des produits dans l’environnement et sur le gazon environnant, constitue néanmoins une solution parfaitement éco-compatible et éco-durable.

La restauration © Académie de France à Rome – Villa Médicis

Un projet d’accessibilité pour l’abbaye de Longues-sur-Mer

Chaque année, la Fondation pour les Monuments Historiques remet une aide à projets, unique en France, permettant d’encourager un programme de travaux dans un monument ou un jardin historique incluant des aménagements destinés à favoriser l’accueil des personnes en situation de handicap (moteur, visuel, auditif ou intellectuel).

En 2016, la famille d’Anglejan, propriétaire de l’abbaye de Longues-sur-Mer, a ainsi reçu un soutien pour l’installation de plusieurs équipements qui garantissent désormais un meilleur confort de visite aux personnes en situation de handicap.

Fondée en 1168, l’abbaye Sainte-Marie de Longues-sur-Mer, dans le Calvados, offre un témoignage exceptionnel de la vie religieuse normande au Moyen Âge, mais aussi de son architecture et de ses arts décoratifs. Après une longue période de prospérité, l’abbaye bénédictine connaît un lent déclin jusqu’à sa fermeture au XVIIIe siècle. Convertis en exploitation agricole, les bâtiments ont été partiellement détruits ou transformés. Faisant suite au classement de l’ensemble abbatial, en 1915, plusieurs campagnes de restauration ont été entreprises depuis.

La sauvegarde du site est, depuis 1964, entre les mains de la famille d’Anglejan. En 2017, suite à un diagnostic architectural lancé préalablement sur les conseils de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), le mur du cloître a d’abord été consolidé. Le chantier suivant est considérable : il s’agit de remettre en place une toiture sur le chœur de l’église abbatiale et de remplacer la couverture du réfectoire des moines. Les travaux, qui débuteront au printemps 2021 et se prolongeront sur deux années, sont financés par la Drac, le Département du Calvados, la mission Bern (sélectionné en 2019 comme monument « emblématique » pour la région Normandie), l’association French Heritage Society ainsi que le mécénat populaire (vous pouvez les soutenir ici).

Jérôme d’Anglejan avec Stéphane Bern dans l’église de l’abbaye de Longues.

En parallèle, les propriétaires sont très investis pour permettre une ouverture au public du monument qu’ils souhaitent la plus large. En 2018, à l’occasion du 850ème anniversaire de l’abbaye Sainte-Marie de Longues, l’élargissement des plages d’ouverture et les nombreuses animations programmées ont permis de multiplier par dix le nombre de visiteurs, passant ainsi de 300 à 3 000 visiteurs. En 2019, année de célébration du 75e anniversaire du D Day, ce sont près de 5 000 visiteurs qui ont été accueillis à l’abbaye. Cette année, l’abbaye a pu rouvrir ses portes dès le 11 mai en proposant deux expositions : en juin, sur les thèmes du pèlerinage à l’archange Saint Michel, en juillet, sur les jardins normands. Trois concerts ont également été organisés et ont affiché complets. 

En réponse au nombre croissant de visiteurs, il était devenu indispensable d’entreprendre des aménagements permettant de mieux accueillir les visiteurs, en veillant à prendre en considération tous les types de public. Dans cette optique, l’abbaye de Longues a reçu, en 2016, un soutien de notre Fondation pour la mise en accessibilité du site. Cette aide de 9 000 euros a permis aux propriétaires d’installer des sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite. Un plan incliné et une rampe en bois ont aussi permis de rendre le réfectoire des moines accessible aux personnes se déplaçant en fauteuil.

Aménagements réalisés pour la mise en accessibilité du monument : rampe d’accès et création d’une extension pour l’installation de sanitaires adaptés.

Entretien avec Nicolas Navarro, propriétaire du château du Taillis (Seine-Maritime)

La Fondation pour les Monuments Historiques a soutenu à deux reprises le château du Taillis : en 2016, avec le Prix du Jeune Repreneur (25 000 euros avec le mécénat de Patrice Besse et SLA Verspieren) et, en 2018, avec le Prix French Heritage Society (15 000 dollars). Au regard de la situation actuelle, nous avons souhaité poser 4 questions à Nicolas Navarro, propriétaire du monument.

Nicolas Navarro, propriétaire du château du Taillis.

Fondation pour les Monuments Historiques (FMH) : Aujourd’hui, et plus particulièrement dans ce contexte de crise sanitaire, quels sont les défis à relever pour attirer les visiteurs ? 

Nicolas Navarro (N.N.) : À partir du déconfinement, le 11 mai dernier, nous espérions que la saison reprendrait à un bon rythme mais le public n’a pas été tout de suite au rendez-vous. Nous avions initialement pour objectif de battre cette année nos records de fréquentation au printemps, malheureusement la majeure partie de nos événements a dû être annulée. Cela a été le cas des commémorations du 8 mai, qui est habituellement notre événement le plus important de l’année. Toutes les réceptions de mariage – qui constituent par ailleurs l’une de nos principales ressources – ont aussi été annulées ou, dans le meilleur des cas, reportées. Faute de chance, nous avons aussi dû nous résoudre à annuler, post confinement, une de nos Visites aux Lumières en raison d’intempéries. 

Fort heureusement, la saison a véritablement repris avec les journées Rendez-vous aux Jardins que nous avons souhaité maintenir en juin, durant lesquelles nous avons accueilli 1 500 visiteurs, et grâce au maintien d’activités destinées à des petits groupes telles que nos Murder Party (jeu de rôle inspiré des romans à enquête, NDLR). Nous restons cependant privés d’une partie non négligeable de notre clientèle, à savoir les touristes américains. 

Nous nous apercevons de plus en plus que le public est friand des visites faites par les propriétaires. Au château du Taillis, nous organisons en temps normal une centaine de visites guidées par an. Nous veillons à les ponctuer de petites anecdotes, à parler de la vie quotidienne des personnes qui ont vécu ici et celles qui y vivent encore. Nous n’hésitons pas à partager avec les visiteurs tous nos projets et les travaux que nous devons réaliser à court ou moyen terme. 

Les personnes qui arrivent chez nous sont souvent à la recherche d’expériences uniques. Alors, nous innovons et adaptons nos offres, comme par exemple avec l’organisation d’un nouveau type d’événement : le marché-concert. Le confinement nous a également permis de mettre au point notre propre Escape Game (jeu immersif pour une équipe de participants enfermée dans un endroit clos dont elle doit trouver le moyen de s’évader, NDLR). Avec la crise sanitaire de ce début d’année, il fallait se rendre à l’évidence : s’il n’est plus possible d’accueillir du public en grand nombre, il nous faut développer ce type d’activités.

Le château du Taillis (Seine-Maritime).

FMH : Quelles sont concrètement les difficultés auxquelles vous devez faire face après cette période ?

N.N. : La première difficulté est d’ordre financier car nous n’avons pas pu faire une rentrée d’argent suffisante cet été. Bien sûr, nous sommes aidés par l’État mais nous ignorons pour combien de temps encore. Après l’annonce faite par le gouvernement sur les nouvelles mesures sanitaires en vigueur depuis le 1er septembre, je reste pessimiste pour la fin de l’année. Un certain nombre de visites et de séminaires d’entreprise qui avait été reporté aux mois de septembre et d’octobre a déjà été annulé.

Au niveau local, peu d’initiatives sont entreprises pour aider les lieux historiques et touristiques. En réponse à ce manque de cohésion, nous avons pour projet, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine (les 19 et 20 septembre 2020), de former un réseau qui regroupera plusieurs monuments privés dans la région. 

FMH : Comment ont avancé les travaux de la Maison du Chapelin, soutenus par notre Fondation en 2018 ?

N.N. : Dès 2017, notre architecte avait établi le programme des travaux devant être entrepris pour restaurer la Maison du Chapelin mais le chantier n’a pu être lancé qu’en juillet dernier. Toutes les démarches administratives ont été plus longues que prévu, notamment la demande de permis de construire et l’autorisation de travaux auprès de notre Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Le côté positif est que cela nous a permis de prendre davantage de temps pour obtenir des aides financières. Pour ce chantier, nous avons le soutien de la Drac ainsi que des fonds européens. En revanche, la région et la métropole ne nous apportent aucune aide. Nous espérons pouvoir accueillir dès l’été prochain nos premiers clients dans cette maison qui a vocation à devenir un gîte. 

FMH : Comment les deux prix qui vous ont été attribués par notre Fondation – le Prix du Jeune Repreneur en 2016 et le Prix French Heritage Society en 2018 – vous ont-ils aidé ?

N.N. : Recevoir ces deux prix de la Fondation pour les Monuments Historiques a été une récompense pour toute notre famille mais aussi pour nos proches car nous sommes beaucoup de personnes investies dans la préservation du château du Taillis. Le Prix du Jeune Repreneur est très encourageant car il donne du crédit à notre mode de fonctionnement et à notre modèle économique. Alors qu’il subsiste beaucoup d’incertitudes sur l’avenir du château, se sentir épaulé est extrêmement précieux. Mes parents et mon épouse ont trouvé cette reconnaissance salvatrice. Au-delà de l’aide financière, c’est aussi un soutien moral fort. 

Cela nous touche particulièrement qu’avec la remise du Prix French Heritage Society ($ 15 000) ce sont des américains qui ont décidé de nous soutenir. Je rappelle souvent à nos visiteurs le rôle important que les mécènes outre-Atlantique jouent pour la sauvegarde de notre patrimoine.

Un plan de relance en faveur du patrimoine

Depuis mars, la crise sanitaire en France a des répercussions importantes pour notre patrimoine, ne manquant pas d’alarmer et d’inquiéter les acteurs du secteur. Selon Le Quotidien de l’Art, les grands monuments nationaux ont connu un déficit de fréquentation sans précédent. Le château de Versailles a ainsi enregistré une baisse de 77 % de ses visiteurs et le Louvre de 66 %. Le Mont-Saint-Michel et la cité de Carcassonne auraient, quant à eux, perdu la moitié de leurs visiteurs.

« Les pertes financières se chiffrent en millions (…), 3 millions pour le château bellifontain, 45 millions pour Versailles, 28 millions pour Orsay », rapporte Le Quotidien. Certains monuments, davantage excentrés et de taille plus modeste, ont toutefois réussi à tirer leur épingle du jeu en enregistrant une fréquentation stable, voire en hausse. C’est le cas du Palais Jacques-Cœur, à Bourges, qui a constaté une hausse de fréquentation de 35 % en juillet. 

Très attendu, un plan de relance de 100 milliards d’euros a été annoncé par le Premier Ministre, Jean Castex, le 3 septembre. Au sein d’une enveloppe de 2 milliards d’euros allouée au secteur culturel, 614 millions d’euros viendront soutenir le patrimoine. Le cabinet de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin, a annoncé que 280 millions d’euros seront ainsi consacrés à « un effort massif en faveur des monuments historiques, principalement en région, visant à soutenir les métiers d’art et les savoir-faire d’excellence ». Entre autres, 80 millions d’euros seront affectés en priorité aux cathédrales, 40 millions pour la centaine de monuments gérés par le Centre des Monuments nationaux (CMN) et 40 millions pour la restauration des monuments classés et inscrits appartenant aux communes et aux propriétaires privés.

Une enveloppe de 334 millions d’euros sera aussi dédiée à « la reprise d’activité des établissements publics patrimoniaux soutenant l’attractivité et le rayonnement international de la France ». Sont concernés, entre autres, les grands musées parisiens ainsi que les châteaux de Versailles et de Chambord.

Prix 2020 : lancement de la 3e session de candidatures

La Fondation pour les Monuments Historiques lance, ce lundi 20 juillet, la troisième session de candidatures pour ses prix et soutiens 2020.

Les propriétaires de monuments et jardins historiques peuvent dès à présent concourir au Prix du Jeune Repreneur et à l’aide à projets Accessibilité.

Prix du Jeune Repreneur 2020

avec le soutien de Patrice Besse, Dominique de la Fouchardière (SLA Verspieren) et la Fondation pour les Monuments Historiques.

Montant : 25 000 €

Ce prix a vocation à encourager la reprise récente d’un monument historique. Il s’adresse à un jeune repreneur âgé de 18 à 45 ans et propriétaire du monument depuis moins de cinq ans, par succession ou acquisition. En plus de l’aide financière apportée à son projet de valorisation économique, touristique et/ou culturel, le prix comprend un accompagnement personnalisé offert par les membres du jury.

Consulter le règlement du prix ici.

Pour candidater au Prix du Jeune Repreneur 2020

Pièces du dossier à fournir :

  • Le questionnaire de candidature dûment complété (Format Word uniquement) >> Modèle à télécharger ici.
  • Une présentation photographique (en Format PowerPoint uniquement, pas de PDF) >> Modèle à télécharger ici.
  • Les documents annexes (la liste exhaustive est à consulter dans le modèle de questionnaire précité).

Le dossier finalisé doit être envoyé avant le 15 septembre 2020 par WeTransfer à l’adresse : communication@fondationmh.fr

Aide à projets Accessibilité 2020

avec le soutien de la Fondation pour les Monuments Historiques.

Montant : 5 000 €

Cette aide à projets, unique en France, permet d’encourager un programme de travaux dans un monument ou un jardin historique, ou leurs abords, incluant des adaptations destinées à favoriser l’accueil des personnes en situation de handicap moteur, visuel, auditif ou intellectuel. Ces travaux peuvent consister en des aménagements, l’installation d’équipements adaptés, la mise en place de supports pédagogiques et d’aide à la visite.

Consulter le règlement du prix ici.

Pour candidater à l’aide à projets Accessibilité 2020

Pièces du dossier à fournir :

  • Le questionnaire de candidature dûment complété (Format Word uniquement) >> Modèle à télécharger ici.
  • Une présentation photographique (en Format PowerPoint uniquement, pas de PDF) >> Modèle à télécharger ici.
  • Les documents annexes (la liste exhaustive est à consulter dans le modèle de questionnaire précité).

Le dossier finalisé doit être envoyé avant le 15 septembre 2020 par WeTransfer à l’adresse : communication@fondationmh.fr

La réouverture tant attendue des monuments historiques

Dans le respect des consignes gouvernementales, les monuments, parcs et jardins historiques français rouvrent progressivement leurs portes en mettant en place les mesures sanitaires de circonstance : port du masque obligatoire, régulation des flux, marquage au sol, visites sur réservation, modes de paiement adaptés…

Nous vous proposons de découvrir deux monuments privés, anciennement lauréats d’un prix de la Fondation pour les Monuments Historiques, qui font aujourd’hui preuve de dextérité pour une réouverture au public responsable.

Le château de Cazeneuve (Gironde)

Surplombant les gorges du Ciron, l’ancienne forteresse de Cazeneuve (Gironde) subjugue les visiteurs par sa forme polygonale irrégulière et son parc de 40 hectares, classé Natura 2000. Chaque année, cette ancienne résidence royale accueille pas moins de 50 000 visiteurs. Pour ses propriétaires, le confinement a été l’occasion d’effectuer en famille certains travaux d’entretien qui avaient été mis de côté, faute de temps. Ils se sont ainsi lancés dans une vaste entreprise, celle de reprendre la peinture des 88 fenêtres du château.

Mais surtout, les propriétaires brûlaient d’impatience, durant toute cette période, de faire découvrir au public le grand projet qui les occupera pour les prochaines années, à savoir la restitution d’une des tours du château effondrée au XVIIIe siècle. En recréant cette tour, l’objectif est notamment de rendre accessible aux personnes à mobilité réduite le tour de ronde du château, en y dissimulant un ascenseur. Pour réaliser ces travaux, un investissement de 700 000 euros est nécessaire, dont 300 000 euros seront issus du mécénat. Ayant présenté leur candidature à l’Aide à projets Accessibilité, en 2019, la Fondation pour les Monuments Historiques a encouragé le projet en apportant un soutien de 5 000 €. La chaîne de télévision France 2 diffusera en septembre prochain un reportage pour mettre en lumière ce projet emblématique.

Suite à l’annonce gouvernementale autorisant la réouverture des musées et monuments, le château de Cazeneuve s’est organisé pour recevoir ses visiteurs dans les meilleures conditions et en toute sécurité, en mettant en place des mesures de régulation de fréquentation et de précautions sanitaires. C’est ainsi que, dès la fin du mois de mai, le château de Cazeneuve a pu rouvrir ses portes après avoir redéfini le parcours de visite pour limiter les croisements et les rassemblements. Les visites se font par groupe de maximum 10 personnes et le port du masque reste obligatoire. Le château est ouvert tous les jours, en après-midi, jusqu’en septembre.

Le château de Montépilloy (Oise)

Les propriétaires du château de Montépilloy (Oise) ont, quant à eux, décidé d’organiser des visites guidées uniquement le samedi et le dimanche. Édifié en 1150 et célèbre pour son donjon, partiellement détruit depuis la Guerre de Cent Ans, le château a ouvert la saison ce samedi 6 juin. Lauréats du Prix Dendrotech, en 2016, les propriétaires du château de Montépilloy ont bénéficié d’une analyse dendrochronologique (5 000 € en mécénat de compétence) pour dater les structures en bois du châtelet d’entrée.

Malgré le contexte difficile, les propriétaires sont toujours aussi déterminés et engagés pour faire revivre ce lieu. Aidés par l’association des Amis « Armorial », ils maintiennent le cap sur ces deux objectifs : d’une part, aménager les dépendances pour créer un lieu d’accueil et de vie ; d’autre part, sécuriser le château pour permettre l’accès au public. Des travaux d’urgence doivent en effet être réalisés sur les maçonneries de la grange, sur la toiture et sur le puits médiéval.

Toutes les mesures sanitaires que les propriétaires ont habilement adoptées sont présentées sur place au moyen de panneaux d’affichage. Entre autres, un écran de protection a été installé sur le comptoir de la billetterie, le sens de circulation a été repensé, les visiteurs et les bénévoles qui assurent les visites portent des masques et des lingettes nettoyantes et du gel hydroalcoolique sont à disposition de tous.

Avec les dispositions qui ont été prises, les propriétaires de Montépilloy espèrent que le monument pourra revenir à sa vocation première : être un lieu d’accueil pour tous, tout particulièrement pour les scolaires et les publics éloignés du champ culturel, afin d’éveiller en eux l’amour des vieilles pierres.

Pour en savoir plus :

  • Le ministère de la Culture a conçu un document d’ « aide à la reprise d’activité et à la réouverture au public des musées et monuments », sans valeur contraignante. Téléchargez le document ici.
  • La Demeure Historique a proposé un « plan de sécurité sanitaire Covid-19 » pour guider chaque propriétaire-gestionnaire de monuments historiques dans l’application et l’adaptation des mesures sanitaires à un site historique. Téléchargez le document ici.

L’Église Saint-Jean-Baptiste de La Couronne restaurée

Début mars, quelques jours à peine avant l’annonce des mesures de confinement, l’église Saint-Jean-Baptiste de La Couronne, en Charente, ouvrait pour la première fois ses portes au public après trois années de travaux. En 2017, la Fondation pour les Monuments Historiques avait attribué un soutien de 10 000 € pour sa restauration. 

Grâce à ce grand chantier, l’église réapparaît aux yeux de tous comme l’un des plus beaux témoignages de l’art roman angoumoisin.

Suivant un plan classique en croix latine, l’église Saint-Jean-Baptiste est construite vers l’an 1100. Elle présente une voûte en berceau avec une coupole à la croisée du transept. Sa particularité est son clocher conique, couvert de pierres taillées en forme d’écailles. Au XIXe siècle, l’édifice accueille des vitraux historiés sortis de l’atelier tourangeau Lobi ainsi qu’un décor peint dans l’abside, réalisé par la Société Saint-Grégoire de Tours. L’église est classée au titre des monuments historiques en 1903.

En 2018, une première phase de travaux a permis de reprendre le clocher, l’escalier, les croisillons et le chevet de l’église. La deuxième tranche de travaux, pour laquelle l’aide de notre Fondation a été demandée, s’est achevée en 2019. Les maçonneries de la nef ont été confortées et les toitures refaites en employant des lauzes, conformément à son état originel. La dernière étape de cette restauration a consisté à remettre en valeur l’intérieur de l’édifice et ses décors (peintures murales et vitraux).

Toujours affectée au culte, l’église Saint-Jean-Baptiste a pu réaccueillir ses paroissiens et pourra prochainement poursuivre sa vocation patrimoniale et culturelle en organisant à nouveau des visites guidées et des concerts.

Stéphane Bern, auditionné sur la sortie de crise

En septembre 2017, le président de la République a confié une mission à Stéphane Bern, celle d’identifier les monuments français en péril et de rechercher des solutions innovantes pour financer les travaux urgents. C’est ainsi que le Loto du patrimoine a vu le jour en 2018, en partenariat avec la Française des Jeux.

Auditionné par les sénateurs le 7 mai dernier, Stéphane Bern s’est exprimé sur la crise sanitaire que nous traversons et ses conséquences pour notre patrimoine, quand de nombreux chantiers de restauration ont dû être mis à l’arrêt et que la plupart des sites historiques restent fermés au public.

Relancer l’économie avec le patrimoine

À l’occasion de son audition par les délégations aux collectivités territoriales du Sénat, Stéphane Bern a insisté sur le rôle que le patrimoine doit avoir dans les prochains mois dans ce contexte de sortie de crise : « le patrimoine est un secteur essentiel pour relancer l’économie (…). Qu’il appartienne aux communes, comme les églises, ou aux propriétaires privés, il représente une chaîne de métiers et de savoir-faire. »

À ce jour, les Français sont toujours limités dans leurs déplacements puisqu’ils ne sont pas autorisés à se déplacer au-delà d’un périmètre de cent kilomètres autour de leur domicile. Toutefois, les acteurs du patrimoine espèrent pouvoir être en capacité d’accueillir des visiteurs pendant l’été. Le collectif devenu association Patrimoine 2.0 a d’ailleurs lancé un hashtag très repris sur les réseaux sociaux –  #CetÉtéJeVisiteLaFrance – pour inciter les français à pratiquer un tourisme local et à venir pousser les portes et les grilles de nos monuments et jardins historiques.

Une richesse collective

Ayant salué l’engagement et le dévouement de tous les bénévoles qui œuvrent au quotidien pour la préservation des sites et monuments historiques, Stéphane Bern a affirmé que « nous sommes tous individuellement et collectivement les dépositaires de ce patrimoine ». Il a aussi profité de cette audition pour rappeler que le Loto du patrimoine devait rester un levier supplémentaire pour la sauvegarde du patrimoine mais qu’en aucun cas, il ne devait se substituer aux aides de l’État. Stéphane Bern a enfin souligné le rôle prépondérant que joue le mécénat des entreprises et qu’il doit perdurer.

Nos lieux d’histoire sont trop souvent considérés, à tort selon Stéphane Bern, comme une charge. « Le patrimoine est un cadeau, c’est un investissement (…). On considère que c’est un luxe alors que ce n’est pas délocalisable », a-t-il déclaré avant de conclure : « notre patrimoine est une chance pour la France ».

Pour voir l’audition complète : https://www.publicsenat.fr/emission/les-matins-du-senat/audition-stephane-bern-aditionne-sur-sa-mission-liee-au-patrimoine

Portrait de Rémi Fromont, ACMH et bénéficiaire d’une bourse d’études

En 2013, la Fondation pour les Monuments Historiques avait accordé une bourse d’études (4 000 euros) à Rémi Fromont pour son travail de recherche sur les charpentes de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Aujourd’hui architecte en chef des monuments historiques (ACMH), Rémi Fromont participe au chantier de reconstruction de la cathédrale, incendiée le 15 avril 2019. Il œuvre sur ces travaux aux côtés de Philippe Villeneuve, architecte en chef de la cathédrale depuis 2013.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le portrait de ce jeune architecte engagé dans un chantier hors du commun.

Rémi Fromont sur le chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
©A.C-R.

Un parcours

Pour Rémi Fromont, c’est une rencontre avec un architecte en chef des monuments historiques qui est à l’origine de sa passion pour l’architecture : « la forte impression que m’a laissée cette discussion a allumé une flamme, déclenché un intérêt, une passion, qui ne m’ont jamais quitté », admet-il plusieurs années plus tard.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il intègre l’École d’Architecture de Paris-Belleville, d’où il sort diplômé en 2003. Après avoir travaillé au sein de plusieurs agences d’architecture, il crée sa propre agence en 2008, Ta Zoa Trekhei, devenue aujourd’hui Covalence Architectes.

Plusieurs années plus tard, il obtient le diplôme spécialisation et approfondissement (DSA) Architecture et patrimoine de l’École de Chaillot (promotion 2012-2014).

Un travail de recherche

En 2013, lorsque Rémi Fromont candidate à notre bourse d’études Recherche, il est à mi-parcours de sa formation à l’École de Chaillot. Dans sa lettre de motivation, il nous confiait que c’est au cours d’une visite de la cathédrale Notre-Dame, organisée par ses professeurs [Benjamin Mouton, ACMH ; Pierre Bortolussi, ACMH et Frédéric Martorello, architecte du Patrimoine, NDLR] qu’il apprend avec surprise que « les splendides charpentes de la cathédrale restent mal connues : on ne connaît pas avec précision les assemblages, les marquages, les réparations, ni leur état sanitaire actuel ».

C’est là que Rémi Fromont fait part à M. Mouton, alors architecte en chef de Notre-Dame, de son souhait d’effectuer des relevés et des études complémentaires sur la cathédrale.Ce dernier manifeste alors un « très vif intérêt pour le projet, mais aussi pour la contribution à la connaissance et à la conservation de la cathédrale que celui-ci représente », rapporte le jeune architecte.

Une bourse d’études

Le projet de Rémi Fromont consistait précisément à réaliser un relevé exhaustif des charpentes de la nef et du chœur de la cathédrale afin de repérer les marques d’assemblages, les réparations, les déformations et les éventuelles pathologies des pièces de bois. Ce travail devait permettre in fine de dresser un bilan sanitaire de la forêt de la cathédrale.

Le défi était de taille, car l’ouvrage est impressionnant : 100 mètres de longueur, une portée de 13 mètres pour 10 mètres de haut, sans oublier l’inclinaison à 55° de la pente du toit. L’enjeu était aussi de fédérer un grand nombre de compétences éparses, tirées des études archéologiques, historiques et dendrochronologiques et d’y ajouter le savoir-faire des Compagnons, grâce à Marcel Leport, qui a notamment rédigé la partie historique de l’Encyclopédie des Métiers sur la Charpente. L’analyse spatiale et constructive de la charpente devait être réalisée par Rémi Fromont lui-même.

Après avoir été sélectionné sur dossier et auditionné par un jury d’experts, la Fondation pour les Monuments Historiques lui a attribué en 2013 une bourse d’études de 4 000 euros pour l’accompagner dans ce projet d’envergure.

Dans sa lettre de motivation, un paragraphe sonne aujourd’hui comme une prophétie : « l’obtention de cette bourse me permettrait (…) de mener à bien un projet de recherche portant sur une œuvre universelle. L’étude des charpentes de la cathédrale Notre-Dame de Paris présente un réel intérêt scientifique et patrimonial. Les fonds de cette bourse serviront donc bien plus que mon seul intérêt personnel. »

Il y a sept ans, Rémi Fromont ne croyait pas si bien dire. Un an tout juste après l’incendie qui a ravagé une partie de la charpente, de la couverture et des voûtes de Notre-Dame, force est de constater qu’il avait vu juste.

« L’obtention de cette bourse me permettrait (…) de mener à bien un projet de recherche portant sur une œuvre universelle. L’étude des charpentes de la cathédrale Notre-Dame de Paris présente un réel intérêt scientifique et patrimonial. Les fonds de cette bourse serviront donc bien plus que mon seul intérêt personnel. »

Rémi Fromont en 2013

Un chantier hors-norme

Suite à l’incendie accidentel de la cathédrale Notre-Dame, survenu le 15 avril 2019, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, le 30 juillet de la même année, une loi créant un établissement public à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre de la culture, chargé d’assurer la conduite et la réalisation des études et des opérations de conservation et de restauration de la cathédrale. Rémi Fromont ayant achevé en 2014 son travail de recherche sur la charpente, il était tout naturel de faire appel à lui pour mener ce chantier.

Aujourd’hui, bras-droit de Philippe Villeneuve et désigné par ce dernier comme son « successeur », Rémi Fromont coordonne les travaux et l’équipe des sauveteurs de Notre-Dame. Les premiers mois qui ont suivi la catastrophe, l’enjeu a été de sécuriser et de consolider l’édifice afin de prévenir tout risque d’effondrement.

Dans le reportage Sauver Notre-Dame, diffusé le 14 avril sur la chaîne de télévision France 2, il nous est permis de pénétrer dans les coulisses de cet incroyable chantier. On y découvre de nombreux artisans travaillant sans relâche, souvent au péril de leur vie, pour consolider les arcs-boutants, dégager les voûtes, mettre à l’abri la statuaire… On y voit aussi Rémi Fromont se former auprès des cordistes pour pouvoir prendre de la hauteur et inspecter la forêt de plus près. L’architecte arrive aujourd’hui à identifier la majeure partie des morceaux de charpente qui ont pu être sauvés après l’incendie. « Je me restitue mentalement où c’était », reconnaît-il.

Avec les connaissances acquises grâce au travail de recherche entrepris par Rémi Fromont, il est aujourd’hui possible de restituer fidèlement la charpente de Notre-Dame. Dans le reportage, il confie avec humilité qu’il faut « transmettre tout ce qu’on a pu savoir, tout ce qu’on a pu voir, avant que, nous-mêmes, nous oublions ou bien que, nous-mêmes, nous disparaissions. L’idée, c’est de s’effacer ».

S’effacer devant l’œuvre à restaurer pour la transmettre aux générations suivantes, telle est la volonté de Rémi Fromont face à Notre-Dame.

Pour en savoir plus sur le chantier  : www.notre-dame-de-paris.culture.gouv.fr/fr

Prix 2020 : lancement de la 2ème session de candidatures

La Fondation pour les Monuments Historiques lance, ce mercredi 15 avril, la 2ème session de candidatures pour ses prix et soutiens 2020.

Les propriétaires de monuments et jardins historiques, publics et privés, peuvent dès à présent concourir au Prix Sotheby’s et au Prix Dendrotech.

Les appels à candidatures pour les bourses d’études en Métiers d’art et en Recherche sont également ouverts.

Prix Sotheby’s 2020

Montant : 20 000 €

Tous les deux ans, Sotheby’s France encourage la restauration d’un décor intérieur de qualité situé dans un monument historique (fresques, boiseries peintes, moulures, papiers peints, etc).

Consulter le règlement du prix ici.

Pour candidater au Prix Sotheby’s 2020

Pièces du dossier à fournir :

  • Le questionnaire de candidature* dûment complété (Format Word uniquement) >> Modèle à télécharger ici.
  • Une présentation photographique* (en Format PowerPoint uniquement, pas de PDF) >> Modèle à télécharger ici.
  • Les documents annexes (la liste exhaustive est à consulter dans le modèle de questionnaire précité).

Le dossier finalisé doit être envoyé avant le 15 juin 2020 par WeTransfer à l’adresse : communication@fondationmh.fr

Prix Dendrotech 2020

Valeur du mécénat de compétence : 5 000 €

La société Dendrotech offre une analyse dendrochronologique d’une valeur de 5000 € permettant la datation d’un élément en bois situé dans un monument ou un jardin historique (charpente ou éléments structurels en bois, huisseries, arbre remarquable, etc). 

Consulter le règlement du prix ici.

Pour candidater au Prix Dendrotech 2020

Pièces du dossier à fournir :

  • Le questionnaire de candidature* dûment complété (Format Word uniquement) >> Modèle à télécharger ici.
  • Une présentation photographique* (en Format PowerPoint uniquement, pas de PDF) >> Modèle à télécharger ici.
  • Les documents annexes (la liste exhaustive est à consulter dans le modèle de questionnaire précité).

Le dossier finalisé doit être envoyé avant le 15 juin 2020 par WeTransfer à l’adresse : communication@fondationmh.fr

Bourse d’études Métiers d’art de la restauration 2020-2021

avec le soutien du Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat

Cette bourse d’études a vocation à soutenir l’émergence de jeunes talents dans une grande variété de métiers de l’art et de spécialités de restauration (sculpture, peinture, dorure, taille de pierre, ébénisterie, ferronnerie…).

En plus de l’aide financière permettant à l’étudiant de poursuivre sereinement ses études et de faciliter la réalisation de son projet de restauration de fin de mastère, la bourse d’études favorise l’insertion professionnelle du futur diplômé en lui permettant de s’équiper en matériels et outils.

Consulter le règlement de la bourse ici.

Pour candidature à la bourse d’études Métiers d’art de la restauration 2020-2021

Pièces du dossier à fournir :

  • Le questionnaire de candidature* dûment complété (Format Word uniquement) >> Modèle à télécharger ici.
  • Une présentation photographique* (en Format PowerPoint uniquement, pas de PDF) >> Modèle à télécharger ici.
  • Les documents annexes (la liste exhaustive est à consulter dans le modèle de questionnaire précité).

Le dossier finalisé doit être envoyé avant le 15 août 2020 par WeTransfer à l’adresse : communication@fondationmh.fr

Bourse d’études Recherche 2020-2021

avec le soutien de la Compagnie des Architectes en Chef des Monuments Historiques

Cette bourse d’études a vocation à accompagner des doctorants dont le sujet de recherche peut aborder aussi bien l’histoire de l’architecture que les techniques de construction et de conservation des monuments historiques, ou encore la théorie, les principes fondateurs et les doctrines rattachées à la restauration du patrimoine, en France ou en comparaison avec l’étranger.

Au-delà du soutien financier apporté pour faciliter le travail du doctorant pendant la période de recherche et de rédaction de sa thèse, la bourse vise aussi à favoriser la diffusion des travaux de recherche une fois la thèse soutenue.

Consulter le règlement de la bourse ici.

Pour candidater à la bourse d’études Recherche 2020-2021

Pièces du dossier à fournir :

  • Le questionnaire de candidature* dûment complété (Format Word uniquement) >> Modèle à télécharger ici.
  • Une présentation photographique* (en Format PowerPoint uniquement, pas de PDF) >> Modèle à télécharger ici.
  • Les documents annexes (la liste exhaustive est à consulter dans le modèle de questionnaire précité).

Le dossier finalisé doit être envoyé avant le 15 août 2020 par WeTransfer à l’adresse : communication@fondationmh.fr

Modification du calendrier 2020

L’Aide à projets Accessibilité, le Grand Trophée des monuments historiques et le Prix du Jeune Repreneur – pour lesquels les appels à candidatures devaient initialement être lancés ce 15 avril – sont reportés à une date ultérieure.

Cette décision de report est motivée par le contexte incertain, lié à l’épidémie que nous traversons actuellement et à l’impact que celle-ci pourrait avoir sur la collecte annuelle de la Fondation pour les Monuments Historiques.

En effet, ne bénéficiant d’aucune subvention publique, une baisse importante des dons des particuliers cette année pourrait remettre en cause la capacité de la Fondation pour les Monuments Historiques à financer la totalité de ses prix et soutiens.

Nous vous remercions de votre compréhension et nous vous tiendrons informés dès que possible au sujet de ces trois prix. 

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